Papadakis/Cizeron #11 - OLYMPIC GOLD MEDALLISTS FOREVAH!!!

Orm Irian

Well-Known Member
Messages
1,694
Popsicle fans are strange
?? I think you may have accidentally posted this in the wrong thread?

Anyways, I've been seeing photos from an interview Gabriella did with L'Equipe up and down Twitter. And very nice photos they are too, but unfortunately, because I'm not a subscriber, I can't even access the interview in French, let alone English. If anyone's read it maybe you could give us a quick summary? :)
 

On My Own

Well-Known Member
Messages
5,782
If there's a joke in this it's too late at night for me to get it.
Wasn't one of their names popsizz (pap/ciz -> popsizz)? Well, anyway, I just thought the thread title was strange, and I think popsicle sounds cuter than "popsizz".
 

Escarbille

Active Member
Messages
43
Anyways, I've been seeing photos from an interview Gabriella did with L'Equipe up and down Twitter. And very nice photos they are too, but unfortunately, because I'm not a subscriber, I can't even access the interview in French, let alone English. If anyone's read it maybe you could give us a quick summary? :)
For a few minutes, the article was not restricted to subscribers. Weird... ? But hey, I jumped at the chance 😃
Here it is in French, I give way to Google which is much better than me in English (and less lazy :sneaky: )
Enjoy !

Gabriella Papadakis et la vie sans compétition : « J'ai un peu l'impression de flotter »

La championne olympique et quintuple championne du monde de danse sur glace est officiellement sur pause et pourtant, elle n'arrĂȘte pas. Elle publie un livre, « En or », avec son partenaire Guillaume Cizeron, et prĂ©pare une tournĂ©e avec Holiday On Ice. Le moment de se poser mille questions passionnantes sur son sport, sur l'avenir, sur elle-mĂȘme.



Chrystelle Bonnet - mis Ă  jour le 21 octobre 2022 Ă  10h46

Elle arrive au Bal Bullier, une brasserie parisienne prÚs de Montparnasse, pull coloré, mini-jupe et maxi sac dans lequel elle a mis des tenues pour le shooting photo qui doit se tenir juste en face, à la Closerie des Lilas, dans la foulée de l'interview. Gabriella Papadakis, quintuple championne du monde, championne olympique de danse sur glace avec son partenaire depuis presque vingt ans, Guillaume Cizeron, ne passe pas longtemps inaperçue. « La championne du monde... Enchantée, bravo, je voulais juste vous féliciter », lui lùche un serveur. On lui demande si ça arrive tout le temps. « Non, je me suis demandé s'il venait vous parler à vous ! » Alors, nous, on vient rarement (jamais) nous féliciter. « Ah bon, pas de "félicitations pour cette belle entrevue !" » et elle part de son rire de dessin animé, qui fait exploser des bulles d'énergie tout autour.

Gabriella Papadakis n'en sera pas avare, de son rire, pendant l'heure oĂč elle raconte la vie sans compĂ©tition. Avec Guillaume Cizeron, aprĂšs les Championnats du monde de mars dernier, ils ont dĂ©cidĂ© de faire un break d'un an. De dĂ©cembre Ă  mars, les patineurs français de 27 ans, installĂ©s Ă  MontrĂ©al, seront avec Holiday On Ice en Allemagne, donneront des spectacles en Suisse, en France, en Italie... LĂ , ils se retrouvent Ă  Paris pour la promotion du livre qui retrace leur carriĂšre, En Or, Ă  paraĂźtre le 26 octobre chez Marabout. Et Gabriella en profite pour « tenter des trucs », comme elle dit. D'ailleurs, elle doit filer dĂšs la derniĂšre photo du shooting, attendue « quelque part ». OĂč ? « C'est un secret ! » Et elle nous laisse dans un dernier Ă©clat de rire.

« Une interview Papadakis sans Cizeron, ce n'est pas commun. C'est comment, la vie quotidienne l'un sans l'autre quand on a passé quasi vingt ans en binÎme ?

Il faut qu'on rĂ©invente notre relation. On avait construit nos repĂšres autour de notre carriĂšre, on les a perdus, il faut en trouver d'autres. Mais quand on s'est revus pour commencer Ă  travailler sur les spectacles Ă  venir, on a retrouvĂ© notre mode de fonctionnement habituel. Guillaume est le meilleur partenaire que j'aurais pu avoir, il est la personne la plus importante de ma vie et le restera. Enfin, Ă  un moment, j'espĂšre que j'aurai une famille, des enfants, il va peut-ĂȘtre rĂ©trograder un peu ! (Elle rit.)

Avec ce recul que vous commencez à avoir, il a changé quoi, votre titre olympique de Pékin ?

Pas forcĂ©ment grand-chose. Enfin, c'est peut-ĂȘtre moi qui ne suis pas attentive ! Disons que ça donne une certaine crĂ©dibilitĂ©, par rapport aux gens et aussi Ă  nous-mĂȘmes, mais ce n'est pas transcendant non plus, la vie est la mĂȘme. Je suis ouverte aux opportunitĂ©s mais je n'ai pas envie que ma vie change drastiquement non plus. Finalement, c'Ă©tait beaucoup se battre contre ses propres peurs. RĂ©ussir Ă  ĂȘtre passĂ©e outre est une victoire personnelle, mais ce que ça veut dire pour moi, c'est complĂštement intime. Je n'ai pas gagnĂ© que la compĂ©tition, j'ai gagnĂ© quelque chose Ă  l'intĂ©rieur de moi, dont je suis fiĂšre. Il fallait que je le fasse.

Comment on se sent quand on descend du rouleau compresseur d'une carriĂšre olympique ?

J'ai un peu l'impression de flotter dans l'espace. (Elle regarde partout.) « Elle est oĂč la gravitĂ© ? » À partir du moment oĂč tu n'es plus dans cette machine que tu connais par coeur et que tu dĂ©couvres la vraie vie, c'est compliquĂ© et un peu vertigineux. Tu es montĂ© dans cette machine pour une raison, en en sortant il faut reconstruire plein de bases, s'habituer Ă  ne plus avoir de repĂšres. C'est ça la vraie vie, et, nous, on ne la connaĂźt pas. Des plans, tout le monde en a, mais des plans aussi prĂ©cis que ceux d'une carriĂšre olympique, ça n'existe pas. Alors il faut faire sans, se rĂ©inventer.

Est-ce que vous avez eu un petit moment de flottement ?

Oui, en aoĂ»t, quand je suis retournĂ©e Ă  MontrĂ©al. Parce que c'Ă©tait la premiĂšre fois que je n'avais aucune raison d'y ĂȘtre. Et lĂ , j'ai "badĂ©", j'ai vraiment "badĂ©". Je me disais : "Qu'est-ce que je fais maintenant ?" En plus, tout le monde te demande : "Alors, maintenant, tu fais quoi ?" (Elle simule une grosse crise de larmes.) "ArrĂȘtez, arrĂȘtez !" "Alors, retraite ou pas ? Pourquoi vous voulez pas nous le dire ?" (Elle resimule une grosse crise de larmes.) "ArrĂȘtez !!!"

Et comment on fait pour arrĂȘter de "bader" ?

Dans une soirĂ©e, j'ai rencontrĂ© une ancienne journaliste qui avait rĂ©alisĂ© beaucoup de documentaires dans des pays en guerre. Elle m'a racontĂ© que, quand elle est tombĂ©e enceinte, elle a revu ses prioritĂ©s, et m'a expliquĂ© combien ça avait Ă©tĂ© dur de se projeter sur autre chose que son mĂ©tier. Je lui ai demandĂ© ce qui l'avait aidĂ©e Ă  trouver son chemin et elle m'a rĂ©pondu "la curiositĂ©". "Rester ouvert, essayer, voir oĂč ça t'amĂšne, ce que tu sens." J'ai adoptĂ© cette optique, et elle m'a permis de m'habituer Ă  cette espĂšce de vertige. Je vais lĂ  oĂč mon envie me mĂšne et je verrai quel chemin ça dĂ©broussaille.

Quelle envie, par exemple ?

Rien de majeur encore, j'explore des choses. Je prends des cours de piano, par exemple. Toutes ces choses que j'ai envie de faire et que je n'ai pas pu Ă  cause du patin, je les fais. C'est un des rares moments de ma vie oĂč j'aurai autant de libertĂ©, alors j'en profite. Je fais des choses oĂč je suis nulle et c'est vraiment cool !

Ça doit reposer de ne pas ĂȘtre dans la recherche de l'excellence ?

Oui, alors j'ai toujours du mal, hein, on ne devient pas athlĂšte de haut niveau pour rien ! Quand j'Ă©tais petite, il fallait que je sois toujours la premiĂšre de la classe, ou la plus populaire ou la plus drĂŽle, ou la mieux habillĂ©e. Il faut qu'il y ait un truc oĂč je me dĂ©marque. Je n'ai pas forcĂ©ment besoin que ce soit un classement toute ma vie, mais cette espĂšce de recherche d'excellence fera toujours partie de moi, d'une façon ou d'une autre. Je dois me battre contre moi-mĂȘme pour ne pas me mettre trop de pression, mais c'est intĂ©ressant comme processus. Dans ma tĂȘte, c'est constamment "allez, je me mets au piano et il faut que ce soit excellent, demain je vais faire un concerto !" J'apprĂ©cie ce cĂŽtĂ©-lĂ , c'est grĂące Ă  lui que j'en suis arrivĂ©e lĂ  dans ma discipline, mais il faut le recalibrer un peu, parce que si je m'attends Ă  avoir le mĂȘme niveau qu'en patinage dans tout ce que j'entreprends, je risque d'abandonner trĂšs vite !

On a l'impression que vous entreprenez plutÎt du cÎté artistique, non ?

Guillaume et moi avons toujours Ă©tĂ© beaucoup plus attirĂ©s par le monde artistique, crĂ©atif, que par le monde du sport. Le patinage est notre mĂ©dium, comme ça aurait pu ĂȘtre le thĂ©Ăątre, la danse. Guillaume peint, dessine... Il nous permettait de mĂ©langer tout ce qu'on aime. Je pense que je n'aurais fait aucun autre sport que le patinage, parce que le sport en tant que tel est nĂ©cessaire pour faire ce que je fais et j'adore cette partie-lĂ , mais il est le moyen de crĂ©er un moment et une oeuvre. J'ai encore ce besoin d'expression, de crĂ©ation, mais je ne sais pas encore trop oĂč le diriger.

Et le besoin de vous mettre en mouvement, vous le ressentez ou vous foutez un peu la paix Ă  votre corps ?

Pour le corps, comme l'esprit, il y avait un besoin de lùcher. L'envie de bouger revient petit à petit, mais c'est vraiment petit à petit. Je me suis tellement fatiguée à me pousser, pousser, pousser...

Votre corps a changé, en six mois ?

Un peu. J'ai grossi, et maintenant je maigris !

Ça vous fait quelque chose de le voir changer ?

Ce n'est pas un souci esthĂ©tique, c'est que, quand je suis revenue sur la glace, je me sentais tellement faible... Ça m'a dĂ©primĂ©e un peu, toutes ces annĂ©es d'efforts effacĂ©es en quelques semaines ! Une leçon, tu l'apprends, tu t'en rappelles pour la vie. LĂ , tu bosses vingt ans, tu t'arrĂȘtes six mois, et c'est comme si tu n'avais jamais rien fait ! Je me suis dit qu'il fallait absolument que je me maintienne en forme. Pas spĂ©cialement pour mon poids, mais parce que j'aime me sentir forte, sentir que je suis encore capable de faire ce que je veux avec mon corps.

Il y a le corps, il y a la tĂȘte, aussi. Vous avez dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© la santĂ© mentale des sportifs de haut niveau. C'est important, d'en parler ?

TrĂšs important. Je ne connais pas un seul athlĂšte qui n'a pas eu un moment difficile dans sa carriĂšre, Ă  plus ou moins grande Ă©chelle. L'anxiĂ©tĂ© de performance exacerbe tout. Si je n'avais pas fait de patin, les moments difficiles de ma vie auraient Ă©tĂ© des moments tristes. Mais lĂ , conjuguĂ©s au fait de devoir ĂȘtre toujours au top Ă  l'entraĂźnement et en compĂ©tition, ça m'a fait exploser. (Elle a fait un burn out en 2020.) À partir du moment oĂč tu parles, tu commences Ă  dĂ©dramatiser. 60 % du mal que j'ai eu, c'est parce que je me sentais mal d'ĂȘtre dans le mal, une espĂšce de honte de ne pas aller bien qui empire tout. Alors que les blessures de la "tĂȘte" font aussi partie du parcours.

Vous dites que, par exemple, quand on se casse une jambe, on ne se pose pas la question de savoir si on va en compétition.

C'est ça. Les Championnats d'Europe, en 2020 Ă  Graz (la premiĂšre dĂ©faite du couple français depuis deux ans, qui leur avait coĂ»tĂ© un sixiĂšme titre europĂ©en), si j'avais eu une entorse, je n'y serais pas allĂ©e. Alors qu'une blessure de la psychĂ©, c'est une blessure comme les autres. Et une blessure, ça prend du temps Ă  guĂ©rir. Si tu forces, elle empire et laisse des sĂ©quelles. On sait que les blessures font partie du sport. On exige tellement de nous-mĂȘmes... Les blessures de la "tĂȘte" font forcĂ©ment partie du parcours aussi.

Mais celles-ci sont taboues.

C'est ça. Il faut arrĂȘter d'en avoir honte, tout le monde a vĂ©cu des moments "down" dans sa vie, il n'y a pas de mĂ©sestime Ă  avoir. On met beaucoup de choses de cĂŽtĂ© pour s'entraĂźner. Moi, je ne "dealais" avec rien : "Le patin, c'est ma prioritĂ©, il n'y a que ça qui importe, tous les autres trucs je les ignore, je les mets dans une boĂźte de Pandore". À un moment, mon corps m'a dit : "Non, non, tu vas t'asseoir, tu vas te poser les bonnes questions et on y retourne aprĂšs."

Avec le recul, vous comprenez ce qui a conduit Ă  ce burn out ?

La culture de ce sport a pu jouer. L'obsession de l'apparence, de la féminité. Récemment, un juge me parlait d'une patineuse au fort potentiel et il m'a dit : "Elle n'arrivera jamais à rien si elle ne devient pas plus féminine." Et puis, il y aussi l'obligation de se conformer. J'ai essayé, j'arrivais avec mon petit sac à main, mais je n'ai jamais trop réussi, j'ai toujours été un peu à cÎté de la plaque ! (Elle rit.) Mais bien sûr que je me suis conformée. Et à un moment, je me suis dit : "Mais je suis qui, en fait ?"

Qu'est-ce qui peut ĂȘtre pesant ?

C'est trĂšs genrĂ©. Par exemple, tu es femme, tu te maquilles, c'est ton job. On est obligĂ©e d'ĂȘtre maquillĂ©es Ă  6 heures du mat, alors que ce n'est mĂȘme pas la compĂšte. Ça veut dire se rĂ©veiller Ă  3 heures pour se maquiller, et donc ĂȘtre fatiguĂ©e pour la compĂšte. Il y a un truc qui ne marche pas. J'ai dit ça une fois, Ă  table, en pensant que tout le monde allait confirmer et... rien. Un gars m'a mĂȘme rĂ©pondu : "Oui, notre job c'est de faire de la muscu pour ĂȘtre forts pour vous porter, et le vĂŽtre c'est d'ĂȘtre belles." Alors, ça Ă©volue, hein. Anna Cappellini (une ancienne patineuse de 35 ans, championne du monde 2014) me racontait qu'Ă  son Ă©poque, les filles arrivaient en compĂšte en talons, robe de crĂ©ateur et sac Dior Ă  la patinoire, et se rhabillaient comme ça pour sortir du vestiaire ; qu'elles se mettaient en robe de bal pour aller au tirage au sort. Elle se fĂ©licitait que notre gĂ©nĂ©ration ait fait pĂ©ter ça.

À MontrĂ©al, oĂč vous vous entraĂźnez depuis sept ans, la dĂ©marche est diffĂ©rente ?

Oui, Ă  MontrĂ©al ils n'essaient pas de nous changer, c'est une dĂ©marche plus holistique. Les coaches ont crĂ©Ă© cette Ă©cole pour ça. CĂŽtĂ© corps, par exemple, on ne met pas les filles dans un moule, il n'y a pas de violence contre la diversitĂ© corporelle. Et si la meilleure Ă©cole du monde n'essaie pas de faire maigrir les filles, peut-ĂȘtre que c'est que ce n'est pas utile ! À MontrĂ©al, on voit tous types de corps, athlĂ©tiques bien sĂ»r, parce que c'est nĂ©cessaire, mais pas normĂ©s, et c'est la premiĂšre fois qu'on voit ça. Une amie m'a demandĂ© avec incrĂ©dulitĂ© : "Mais ils ne vous demandent pas de maigrir ?" Ah non ! ils nous demandent de faire des beaux portĂ©s. "Ah, ils ne vous disent pas que c'est parce que vous ĂȘtes trop grosses que vous tombez ?" Non plus ! ils nous disent que c'est parce qu'on n'a pas assez travaillĂ© ! (Elle rit.)

Vous vous sentiriez de rester dans le milieu pour faire Ă©voluer les choses, justement ?

J'essaie de faire changer par l'exemple. Pour le reste, je ne sais pas, je vais avancer et voir les portes qui s'ouvrent. Oui, j'ai envie de changer un peu les choses. Par empathie. Parce que si j'ai cru un moment que ce n'Ă©tait que moi le problĂšme, en parlant j'ai rĂ©alisĂ© que c'Ă©tait le problĂšme de tout le monde, alors ce serait bien que ça change. D'autant que ce sport m'a apportĂ© plus que tout. Je n'imagine pas quelque chose qui aurait pu m'apporter plus que ce que le patinage m'a apportĂ©. Mais il a des aspects qui peuvent ĂȘtre problĂ©matiques. Je connais une ancienne patineuse qui n'a aucun miroir sur pied chez elle. Je lui ai demandĂ© pourquoi, elle m'a dit : "J'ai passĂ© ma carriĂšre Ă  regarder chaque centimĂštre de mon corps dans le miroir, Ă  me juger, Ă  me flageller, je ne veux plus."

LĂ , au bout de six mois d'arrĂȘt, comment vous vous sentez ?

C'est les montagnes russes, comme d'hab, on ne se change pas ! Il y a des matins oĂč je me rĂ©veille en me disant "oh, ça me manque tellement, le patin", et d'autres oĂč je me dis que je suis si contente de ne pas avoir Ă  me lever ! Ça change mĂȘme chaque heure ! J'avoue que la saison qui recommence, lĂ , ça fait quand mĂȘme un peu bizarre. Des choses me manquent, d'autres ne me manquent pas, on verra lesquelles l'emportent Ă  la fin sur la balance. Mais ce n'est pas encore le moment de peser ! »
 

Orm Irian

Well-Known Member
Messages
1,694
For a few minutes, the article was not restricted to subscribers. Weird... ? But hey, I jumped at the chance 😃
Here it is in French, I give way to Google which is much better than me in English (and less lazy :sneaky: )
Enjoy !
Thank you, that's such an interesting interview! I hope Gabi has a great time 'floating' for a year and trying tons of new things. :)
 

cocotaffy

Fetchez la vache... mais fetchez la vache !
Messages
7,832
GP is mid-way through and I miss them a lot. It was always so exciting to have them unveil their programs and see how that got people talking: "they are constantly doing the same thing, this is art, meh this is just pretentious snot, look at those edges, their lifts are simplistic" and so on 
 well they were rarely leaving anyone indifferent.
 

chantilly

Well-Known Member
Messages
2,022
I’m not sure they will come back.
Who knows, but it would be a cakewalk for them.
Not sure that would inspire them.
It would have to be about growth as a team. However if their French teammates continue to improve and climb the ranks in all disciplines, it’s not out of the realm to vie for a team medal at the Olympics. Probably a bronze, but still.
 

cocotaffy

Fetchez la vache... mais fetchez la vache !
Messages
7,832
Last edited:

aml78

Well-Known Member
Messages
332
I’m not sure they will come back.
Who knows, but it would be a cakewalk for them.
Not sure that would inspire them.
It would have to be about growth as a team. However if their French teammates continue to improve and climb the ranks in all disciplines, it’s not out of the realm to vie for a team medal at the Olympics. Probably a bronze, but still.
I’d be very surprised to see them come back. I agree that they could easily sit at the top but to your point I’m not sure that will drive them to put in the work needed. I’m also not really sure what the state of their relationship is right now. It sounds like things may have gotten rocky around Gabis pregnancy and subsequent abortion. I could be totally misreading this as well.
 

Peepsquick

Well-Known Member
Messages
765
I’d be very surprised to see them come back. I agree that they could easily sit at the top but to your point I’m not sure that will drive them to put in the work needed. I’m also not really sure what the state of their relationship is right now. It sounds like things may have gotten rocky around Gabis pregnancy and subsequent abortion. I could be totally misreading this as well.
Yes, you are misreading this (I don't know if you could watch the very touching documentary where she mentioned the abortion) ... her struggles had nothing to do with Guillaume and everything to do with finding herself stuck in a difficult situation. Gabi had to take a painful decision at a difficult time and didn't have time to really "digest" this emotional ordeal.
As for their come-back, I do not think they will, except if they feel that they can evolve in their art/sport. It would probably be very healthy for both of them, but especially for Gabi, to have just time for themselves to live their lives. This is the part that comes short for a lot of athletes. I miss them tremendously already but they leave us with a fantastic body of work and have made their mark on this sport for years to come.
 

Orm Irian

Well-Known Member
Messages
1,694
her struggles had nothing to do with Guillaume and everything to do with finding herself stuck in a difficult situation.
And the difficult situation, let's be just as clear as Gabi was in the documentary, had nothing whatsoever to do with the abortion and everything to do with her experience of depression and how it was exacerbated by the culture of figure skating and elite athletics in general.
 

Peepsquick

Well-Known Member
Messages
765
And the difficult situation, let's be just as clear as Gabi was in the documentary, had nothing whatsoever to do with the abortion and everything to do with her experience of depression and how it was exacerbated by the culture of figure skating and elite athletics in general.
Gabi tends to depression like so many of us. I would say that her abortion probably triggered another wave of depression and exacerbated the feeling of being unable to take care of herself and give herself time to heal.
 

Sylvia

TBD
Messages
81,173
P/C's 7 remaining Holiday on Ice ("A New Day" tour) special guest show dates in Germany (Rostock was on Dec. 8): https://www.instagram.com/p/Cg1_HIDKHci/

Leipzig 22.12 19:00 UHR
Frankfurt 03.01.2023 19:00 UHR
Köln 13.01 19:00 UHR
Dortmund 20.01 20:00 UHR
Stuttgart 25.01 19:00 UHR
MĂŒnchen 16.02.2023 19:00 UHR
Berlin 01.03.2023 19:00 UHR

8 shows in Switzerland for Art on Ice, Feb. 2-12, 2023 - GSD thread: https://www.fsuniverse.net/forum/threads/art-on-ice-shows-in-switzerland-feb-2-12-2023.110269/

"Cinema on Ice" at the Palavela in Torino on Feb. 25, 2023 with Carolina Kostner (choreographers are Cappellini & Lanotte): https://www.instagram.com/p/ClyLjodILi8/
Tickets: https://www.ticketone.it/artist/cinema-on-ice/
 

Users who are viewing this thread

Top
Do Not Sell My Personal Information